Equinoxe, à Nancy, construit un site internet pour prévenir le
suicide des adolescents. Le drame touche seize fois plus les jeunes
gay, bi, lesbienne, trans, que les autres...
De nombreux espoirs sont placés dans la construction du site
internet entamée à Nancy par l'association LGBT de la ville, Equinoxe.
L'objectif est ambitieux: prévenir le suicide d'adolescents. «Beaucoup
d'entre nous avons souffert de discriminations homophobes, à
l'adolescence. C'est un âge où certaines phrases, insultes, peuvent
engendrer des drames. Les mots de l'homophobie ordinaire des cours de
récréation résonnent encore à mes oreilles! Ces mots sont susceptibles
de provoquer la mort en amplifiant la tentation de suicide chez les
adolescents fragiles», assure un membre d'Equinoxe. Les statistiques
sont rares. Peut-être parce que les chiffres disponibles font froid
dans le dos. Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les
15-25 ans, juste après les drames de la route, et touche sept garçons,
pour trois filles.
Un homme sur trois qui a fait une tentative de suicide est homo ou bi Une
étude réalisée en France en 2003 sur 933 «sujets» masculins âgés de 16
à 39 ans révèle, encore, qu'un homme sur trois ayant effectué une
tentative de suicide est homosexuel ou bisexuel. Les personnes LGBT ont
entre six et seize fois plus de risques de faire une tentative de
suicide que les personnes hétérosexuelles, selon une autre étude,
américaine, celle là. L'association nancéienne, animée par un esprit
militant, se fait fort de lutter contre ce phénomène. Pour son
président, Patrick Roberstein, «la cause majeure des suicides chez les
jeunes résulte de l'acceptation de son orientation sexuelle ou de son
identité de genre. Le suicide n'est pas lié à l'homosexualité, mais à
l'homophobie!»
Un site qui veut faire de la prévention sur le suicideauprès des jeunes Le
site en préparation est conçu pour informer collégiens et lycéens sur
les signes précurseurs du suicide, les personnes à risque, jeunes
isolés, en souffrance, les organismes à contacter pour obtenir de
l'aide. Il comportera également un « mur d'expression », espace
destiné à recevoir des témoignages, ainsi qu'une partie consacrée au
lancement de projets solidaires, pour inciter un maximum de collégiens
et lycéens à s'intéresser à ce sujet difficile. Équinoxe a trouvé les
financements nécessaires à la construction du site, notamment auprès du
conseil régional de Lorraine et du conseil général de
Meurthe-et-Moselle (12.000€). Reste à boucler le budget de
fonctionnement, qui prévoit l'intervention d'un modérateur, sur les
pages interactives, et d'une société de gestion de sites. Impossible,
en effet, de se passer de professionnels.
Appel aux personnes compétentes L'association
s'en remet également à un «comité de pilotage» pour déterminer
architecture et contenu exacts du site. Psychologues, médecins,
éducateurs, spécialistes de la communication auprès des adolescents,
valident chaque étape de la construction. «Nous ne sommes pas des
experts, nous avons donc besoin de personnes compétentes», relève
Patrick Roberstein. L'apparition d'un tel site dans les lycées et les
collèges devrait aussi permettre de sensibiliser le milieu éducatif à
la lutte contre l'homophobie...
La nouvelle règle est stricte: après un but, plus question
d'enlever son maillot. Mais Cristiano Ronaldo, irrécupérable exhib',
n'a pas pu s'en empêcher ce week-end. Résultat: un petit plaisir des
yeux... et un carton jaune.
Ex-mannequin et ex-compagne de Sylvester Stallone et Mick
Jagger, Janice anime d'une main de fer et avec un humour assassin ce
«Star Ac'» des podiums... Egérie très liftée du monde de la mode, Janice Dickinson (au centre),
qui flirte avec la cinquantaine, a imaginé ce show glam et trash où
elle apprend à des post ados les dures réalités du métier de mannequin.
Avec défis, paris et autres «humiliations» pour forger leur caractère.
L'abatage de la dame, son humour carnassier et sa propension à mettre
ses modèles masculins en petite tenue font de ce programme un plaisir
coupable bien décérébré. Janice Dickinson Modeling Agency, à 18h05, sur June. Saison 4.
Seul pays s'opposant officiellement aux exécutions d'homosexuels présumés, la France vient de prendre position, via un communiqué, «contre ces exécutions qui révoltent la conscience».
Suite à l'interpellation de Bernard Kouchner par des associations internationales. la France vient de dénoncer officiellement les exécutions d'homosexuels en Iran. Dès le 16 octobre, TÊTU annonçait que plusieurs hommes, dont certains étaient mineurs au moment des faits reprochés, attendent d'être exécutés dans ce pays suite à des condamnations pour homosexualité.
«Nous sommes vivement préoccupés par des informations de presse faisant état de la prochaine exécution de ressortissants iraniens, condamnés à mort en raison de leur homosexualité», écrit aujourd'hui Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay, dans un communiqué. «La France demande instamment aux autorités iraniennes de renoncer à ces exécutions qui révoltent la conscience.»
Un seul pays s'oppose à ces exécutions Le Quai d'Orsay profite de ce positionnement exemplaire pour rappeler que l'Union européenne a porté à l'ONU la déclaration pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité. «Signée à ce jour par 67 Etats, cette déclaration condamne les violations des droits de l'Homme et le recours à la peine de mort sur le fondement de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre.»
A ce jour, la France est l'unique pays au monde à demander officiellement à l'Iran de ne pas exécuter les homosexuels actuellement présents dans le couloir de la mort.
Le rapport de la Mission Pialoux-Lert sur la prévention et la réduction des risques sexuels pour les homosexuels est plutôt bien accueilli par les associations de lutte contre le sida, à l'exception notable d'Act Up qui accuse Roselyne Bachelot de vouloir "empêcher le débat" sur cette approche.
Le ministère de la Santé à dévoilé dans les grandes lignes, vendredi 27 novembre, les nouvelles orientations futur "plan VIH/IST", attendu pour la fin du premier trimestre 2010, à l'occasion de la remise du rapport de France Lert et Gilles Pialoux sur les nouvelles méthodes de prévention, en particulier chez les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH).
Les recommandations qu'ils contient devraient être largement reprise dans ce futur plan.
Réalisé par France Lert, chercheuse à l'Inserm et le professeur Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Tenon (Paris), ce document qualifie de "priorité absolue et urgente" la prévention chez les hommes ayant des rapports homosexuels.
Le rapport s'inscrit dans "une approche de réduction des risques". Tout en rappelant que le préservatif reste "le socle de la prévention", il considère qu'un traitement rétroviral réduit le risque de transmission VIH. Le rapport préconise notamment d'avancer la mise sous traitement des séropositifs ou encore d'étudier l'efficacité de pratiques sexuelles visant à contourner le préservatif (non-éjaculation, rapport insertif plutôt que réceptif quand on est séronégatif...).
La création de centres de santé sexuelle pour le public LGBT et la nomination d'un responsable de la "santé sexuelle LGBT" qui coordonnerait les experts scientifiques et associatifs sont également conseillés.
Ces nouvelles orientations, largement axée sur une stratégie de "réduction des risques sexuels", sont plutôt bien accueillies par les associations de lutte contre le sida, à l'exception notable d'Act Up.
L'association voit dans le rapport Lert-Pialoux "un prétexte pour imposer l'adoption d'une politique de réduction des risques qui ne peut que faire controverse au sein de la communauté gay" et accuse Roselyne Bachelot de vouloir "empêcher le débat". Act Up-Paris demande que les propositions qu'il contient soient discutées "au regard d'une stratégie globale de lutte contre le sida".
Aides, pour sa part, parle "d'un document clair et précis, rédigé par deux chercheurs reconnus pour leurs travaux dans le champ du VIH et dont les recommandations sont basé sur des études scientifiques et sur l'expérience des acteurs de terrain".
L'association Warning, se félicite que "le rôle des traitements et de l'approche par la 'réduction des risques sexuels' sont reconnus en matière de politique de prévention de l'infection à VIH ainsi que la place des tests rapides dans l'offre de dépistage" et voit dans les nouvelles orientations à venir "une politique plus réaliste, plus proche des personnes et en phase avec les connaissances scientifiques en prévention".
Sondage : une nette majorité de Français favorable à l'adoption par des homosexuels
Un sondage BVA réalisé pour Canal+ indique que, pour la première fois, une nette majorité de Français se dit favorable à l'ouverture de l'adoption aux homosexuels. 57% des personnes interrogées exactement répondent "oui" au "droit à l'adoption par les couples homosexuels". 41% s'y opposent. Comparativement, seuls 48% y étaient favorables en 2006 et 28% en 1998. Politiquement parlant, ce sont les sympathisants de gauche (favorables à 71%) qui font pencher la balance alors que ceux de droite demeurent opposés à 62% à cette perspective. Les femmes se montrent plus ouvertes (64%) que les hommes (49%) sur le sujet. Le même sondage confirme la faveur de 64% des Français au droit au mariage pour les couples de même sexe.
Sondage réalisé par internet du 10 au 12 novembre auprès d'un échantillon de 1.009 personnes de 15 ans et plus (méthode des quotas).
VIH : nouvelle progression des contaminations chez les homosexuels en France en 2008
Près de 7.000 nouvelles contaminations par le virus du sida (VIH) sont survenues en France en 2008, selon les estimations de l'Institut de veille sanitaire (InVS) dont une forte proportion au sein de la population homosexuelle.
La quasi-totalité de ces 6.940 nouvelles contaminations est due à un rapport sexuel, ajoute l'Institut qui publie jeudi en ligne l'étude.
Ce chiffre de nouvelles contaminations correspond à un taux d'incidence global de l'ordre de 17 cas annuels pour 100.000 personnes parmi les 18-69 ans (soit 41.247.480 de personnes).
Les "hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH)" représentent la population la plus touchée correspondant à 48 % des nouvelles contaminations" avec mille nouveaux cas annuels pour 100.000 d'entre eux.
Le taux d'incidence (nouveaux cas) de l'infection par le VIH le plus faible est observé au sein de la population hétérosexuelle française (5 cas par an pour 100.000 personnes). En comparaison, ce taux est 200 fois supérieur chez les homosexuels (HSH), 18 fois supérieur chez les usagers de drogues par voie intraveineuse et 9 fois supérieur chez les personnes hétérosexuelles de nationalité étrangère.
Sur la période d'étude 2003-2008, la tendance est à la baisse (8.930 en 2003, 8.140 en 2004, 7.530 en 2007, 6.940 en 2008), notamment pour les nouvelles contaminations par rapports hétérosexuels.
En revanche, ces dernières ne diminuent pas parmi les homosexuels-HSH (population estimée à 329.950 parmi les 18-69 ans) et les usagers de drogues par voie intraveineuse (81.000).
Avec 70 cas estimés, les personnes infectées par usage de drogue intraveineuses injectables représentent 1% des nouvelles contaminations.
Parmi l'ensemble des contaminations, les personnes de nationalité étrangère représentent 23 % des nouvelles contaminations et 45% des contaminations hétérosexuelles.
VIDÉO. L'homosexualité dans les jeux vidéos a franchi une étape supplémentaire! Voir ici une scène de sexe entre un homme et… un elfe, dans le nouveau jeu «Dragon Age»
Dans la famille des jeux vidéos, on avait déjà: des couples de même sexe, et même leur mariage, dans Les Sims, la tortueuse vie sentimentale et professionnelle d'un patron de discothèque gay dans The Ballad of Gay Tony, la suite de GTA 4… Mais on n'avait pas encore assisté à une scène de sexe gay, la manette entre les mains. C'est maintenant chose faite!La scène se passe dans Dragon Age: Origins, un jeu héroic fantasy sorti en France il y a quelques jours. Et elle se déroule entre un homme, le héros du jeu, et un elfe. Comme on le voit dans cette vidéo mise en ligne par le site Queerty, on choisit les lignes de dialogue, et si on prononce les bonnes phrases, il se passe ceci (traduction en français sous la vidéo)
La maire PS, Hélène Mandroux, va publier cet appel à l'occasion des dix ans du pacs. Selon elle, le moment «est venu de franchir une nouvelle étape en ouvrant le mariage aux couples homosexuels.»
La maire socialiste de Montpellier, Hélène Mandroux, souhaite que les couples homosexuels puissent se marier. Une prise de position, au nom de «l'égalité des droits», qui intervient à l'occasion du dixième anniversaire du pacs, le pacte civil de solidarité.Mme Mandroux lancera samedi un «appel de Montpellier» pour cette ouverture du mariage aux couples homosexuels. Des maires de gauche devraient être présents à ses côtés, dont le député-maire PS du XIe arrondissement de Paris, Patrick Bloche, coauteur et corapporteur du pacs. Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, est également signataire.«L'homosexualité est une réalité sociologique»Mme Mandroux précise sa position dans un texte dont copie a été transmise à l'AFP. Elle y souligne que «l'homosexualité est aujourd'hui une réalité sociologique dans toutes les couches de la société». Et, pour la maire de la huitième ville de France, «il n'est pas concevable que notre pays refuse durablement la même protection et les mêmes droits à certains couples du fait de leur orientation sexuelle».
Le pacs, rappelle Mme Mandroux, «a été créé pour offrir un statut à des couples qui ne peuvent ou ne veulent se marier». Il a «conduit à une plus grande visibilité et une meilleure acceptation de la diversité des couples», note-t-elle. Mais, malgré des «améliorations successives», il reste «largement désavantageux en cas de décès d'un des partenaires, particulièrement aléatoire pour les couples binationaux».
«La loi doit évoluer» «En une décennie, poursuit Mme Mandroux, les mentalités ont évolué. La loi doit évoluer elle aussi», estime la maire de Montpellier, pour qui le moment est donc «venu de franchir une nouvelle étape en ouvrant le mariage aux couples homosexuels».
Mme Mandroux précise qu'elle se tient «en dehors de toute considération d'ordre religieuse ou philosophique». «Je me place uniquement sur le terrain de l'égalité des droits», écrit-elle.
Cet appel, proposé à 200 maires de France, quasiment tous de gauche, sera présenté, ainsi que ses signataires, lors d'une cérémonie dans le cadre du festival Bleu, Blanc, Rose, organisé par le Collectif contre l'homophobie (CCH)
«Venez dire oui» Samedi 14 novembre, le public est invité à venir dire «oui» au droit pour tous les couples, homos ou hétérosexuels, à s'unir par les liens du mariage. Rendez-vous à 18h, devant la préfecture de l'Hérault. Hélène Mandroux, entourée de son équipe municipale et d'invités signataires, dont Patrick Bloche maire du XIe arrondissement de Paris et rapporteur de la loi créant le pacs, prendra la parole pour symboliquement lancer cet Appel de Montpellier. Son initiative, pour «l'éveil des consciences, dans l'optique de la bataille de 2012» a pour but de relancer le débat sur l'ouverture du mariage des couples de même sexe, en panne depuis 2007. Parmi les premiers signataires dévoilés, Bertrand Delanoë et Pierre Cohen, maires de Paris et de Toulouse.
Tout cet aréopage se rendra ensuite à 19h, à la Maison des relations internationales de la Ville de Montpellier, pour assister à la cérémonie d'anniversaire du pacs organisée par le CCH.
SOS homophobie salue dans un communiqué "l'action courageuse" de Nicolas Canut, l'étudiant en droit, qui a porté plainte contre la société américaine Facebook pour "complicité d'incitation à la haine et à la violence envers des personnes en raison de leur orientation sexuelle", après avoir découvert sur le réseau social en ligne un groupe intitulé "Anti PD" appelant à la violence envers les homosexuels. Dans son rapport annuel publié le 17 mai 2009, l'association relevait qu'Internet était devenu le deuxième motif d'interpellation de SOS homophobie, avec 15% des témoignages. "Grâce à l'anonymat potentiel que peut garantir Internet, la publication d'idées, insultes et de menaces à caractère homophobe s'est considérablement accrue ces dernières années, souvent sous couvert de 'liberté d'expression'", déplore SOS homophobie.
Le nouveau ministre des Affaires étrangères allemand ouvertement gay Guido Westerwelle a assisté hier au gala organisé à l'occasion du 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin accompagné de son partenaire, Michael Mronz (à gauche sur la photo), qu'il a notamment prséenté à son homologue américaine, la secrétaire d'État Hillary Clinton. Guido Westerwelle est le second personnage du gouvernement allemand par ordre protocolaire - il est aussi vice-chancellier. Le maire de Berlin, lui aussi ouvertement gay, a également pris part aux festivités commémoratives.
Le tribunal administratif de Besançon a donné son feu vert mardi à l'adoption d'un enfant par un couple d'homosexuelles en annulant totalement les décisions du Conseil général du Jura qui refusait d'accorder l'agrément. Celui-ci a fait savoir qu'il se plierait au jugement.
Emmanuelle B., institutrice qui vit en couple depuis 20 ans avec Laurence R., une psychologue scolaire, avait demandé au tribunal de lui accorder cet agrément qui lui a été refusé à deux reprises par le Conseil général du Jura.
Lors de l'audience du 13 octobre, le rapporteur public avait recommandé au tribunal administratif d'annuler la décision du Conseil général du Jura et d'octroyer à cette enseignante un agrément d'adoption sous 15 jours à compter de la notification du jugement avec une astreinte de 100 euros par jour de retard.
Face au refus des autorités françaises de lui accorder cet agrément, Emmanuelle B. s'était tournée vers la Cour européenne des droits de l'Homme qui avait condamné la France pour discrimination sexuelle en octobre 2008.
Le tribunal a estimé que les motifs retenus par le président du Conseil général du Jura ne permettaient pas de "justifier légalement la décision de rejet de la demande d'agrément pour l'adoption présentée par Mme B.".
"Les conditions d'accueil offertes par la requérante sur le plan familial, éducatif et psychologique correspondent aux besoins et à l'intérêt d'un enfant adopté", a-t-il ajouté.
Les juges administratifs s'appuient notamment sur les rapports des travailleurs sociaux qui sont "favorables à la demande d'agrément pour adoption" et soulignent que le couple formé par Mme B. et sa compagne, dont la démarche en vue d'adoption s'inscrit dans la durée, présente une solidité certaine".
Face au premier refus des autorités françaises de lui accorder cet agrément, l'enseignante s'était tournée vers la Cour européenne des droits de l'Homme qui avait condamné la France pour discrimination sexuelle en octobre 2008.
Le Conseil général du Jura a fait savoir qu'il se plierait au jugement du tribunal administratif de Besançon et qu'il s'en remettait au législateur pour le débat politique suscité par cette affaire.
Le ministre de l'Education Luc Chatel a répété quant à lui que le gouvernement n'était "pas favorable" à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels.
Le "dossier Emmanuelle B." se termine donc par une victoire judiciaire après plus de 10 années de lutte. Emmanuelle et Laurence ont choisi de déclarer leur homosexualité aux autorités, mais elles estiment payer chèrement leur honnêteté. "Pour nous, il était hors de question de mentir; je suis peut-être naïve, mais je pensais que la meilleure façon d'y arriver était d'être honnête", a confié Emmanuelle B. dans une entretien à l'AFP. "Nous avons eu un sentiment d'injustice insupportable. Aujourd'hui, c'est nous, demain, ça peut être quelqu'un d'autre", ajoute Laurence R..
Malgré la médiatisation de l'affaire, les deux femmes, en couple depuis près de 20 ans, ont défendu farouchement leur anonymat.
> Les réactions : Noël Mamère, Caroline Mécary, l'Inter-LGBT, SOS homophobie, le Centre LGBT, l'APGL ...
"Dorénavant, plus aucun célibataire ne devrait se voir refuser sa demande d'agrément parce qu'il est homosexuel", a souligné Caroline Mecary, l'avocate d'Emmanuelle B..
"C'est une grande victoire. C'est le rêve que le droit est en train de rejoindre la société. Le combat mené par des avocats et un certain nombre d'entre nous est maintenant une réalité reconnue par le droit" s'est félicité le député-maire Vert Noël Mamère. "C'est un pas très important qui vient d'être franchi. Nous espérons surtout que ce symbole deviendra réalité pour les couples homosexuels qui demandent la reconnaissance de leur droit de parent", estime-t-il.
La présidente du Centre LGBT de Paris, Christine Le Doaré, se félicite "de cette issue positive pour ce courageux couple de femmes comme pour tous les couples de personnes de même sexe qui souhaitent adopter un enfant". Elle forme le voeu "que la décision du tribunal administratif s'imposera à toutes les collectivités territoriales à l'avenir" en "regrettant qu'une décision de justice ait été une fois de plus nécessaire".
SOS homophobie se réjouit de cette "victoire contre l'homophobie" et "espère qu'il s'agit bien là pour Emmanuelle B. du dernier obstacle sur la voie de l'adoption". "La décision de la Cour européenne s'impose à tous les départements français, qui ne peuvent prétexter de l'homosexualité d'un-e célibataire pour refuser un agrément d'adoption. Il est temps que le gouvernement français le rappelle aux conseils généraux", estime l'association.
"Si un couple homosexuel offre des garanties pour l'accueil d'un enfant, je crois qu'il est temps pour le gouvernement ou les parlementaires d'autoriser par la loi le couple homosexuel adoptant", a estimé le porte-parole de l'Inter-LGBT, Philippe Castel.
Franck Tanguy, porte-parole de l'APGL, association des parents gay et lesbien, appelle à ce que "cesse l'hypocrisie", et que les couples homosexuels puissent se présenter en tant que couple pour adopter.
En mode comme dans le sport, l'été est une période propice au renouvellement des effectifs. Chez Hugo Boss, les mouvements ont été nombreux ! Il faut dire que la marque allemande compte moult subdivisions, et toutes doivent trouver leurs ambassadeurs pour la nouvelle saison. Saluons l'arrivée remarquée de deux habitués des campagnes de publicité Dolce & Gabbana : Leandro Maeder - qui s'emploie joliment à mettre en exergue ce boxer "Boss Black" - et Terron Wood, le nouvel homme fort de la section bodywear "Hugo", la gamme jeune et branchée.
Pour sa division haut-de-gamme "Boss Selection", Hugo Boss mise cette fois sur le charme et la classe naturelle de l'Irlandais Jamie Dornan, dont vous pouvez voir d'autres images dans la suite du post.
Dans une autobiographie parue cette semaine, le gardien de but d'origine polonaise du club danois FC Midtjylland Arek Onyszko explique entre autres douceurs qu'il «déteste les gays» et «qu'il ne peut pas être dans la même pièce qu'eux». Il a été licencié par son club.
actuellement diffusé dans des festivals aux États-Unis... mais aussi au Canada. Une comédie romantique réalisée par Evgeny Afineevsky, avec John Lloyd Young, Jai Rodriguez, Lainie Kazan, Saul Rubinek, Vincent Pastore et... Carmen Electra.
L'histoire : Nelson Hirsch est juif. Tous les vendredis soir pour le souper du sabbat, Shirley, sa mère, invite une jeune fille dans l'espoir qu'il l'épouse. Mais ce que la mère de Nelson ne sait pas, c'est que son fils est amoureux d'Angelo Ferraro. À l'occasion d'un mariage, Nelson trouve enfin le courage d'annoncer à ses parents qu'il est homosexuel. Ces derniers, confus, ne savent plus à quel saint se vouer, et vont tout faire pour que leur fils retrouve le droit chemin.
Les Ferraro, n'acceptent pas eux aussi ce qui leur arrive. Bientôt, les deux familles se rencontrent, et chacune jette la faute sur l'autre... Oy Vey ! My Son Is Gay ! ayant été projeté fin août à Montréal dans le cadre du Festival des Films du Monde et fin octobre (toujours à Montréal) pour le festival gay Image+Nation.
Presque un an jour pour jour après le vote de la Proposition 8 en Californie , c'est un nouveau revers terrible pour l'avancée des droits LGBT aux Etats-Unis. Encore une fois, c'est par référendum que l'égalité des droits est abrogée. Hier, le 3 novembre, les électeurs de cet Etat du nord-est ont voté à 52,8% pour le «Yes» à la Proposition 1. Ce référendum d'initiative populaire, obtenu par les groupes religieux à la suite de leur forte mobilisation, avait suspendu la mise en application de la loi de mai dernier permettant aux couples de même sexe d'accéder au mariage civil. Cette loi n'aura donc jamais été appliquée.